Un voyage avec les aficionados nîmois

IMG_3223Retour sur 36 heures passées avec les supporters nîmois lors de leur déplacement à Paris, pour la finale de Coupe de France féminine entre Nîmes et Metz. Les Messines l’ont emporté après les tirs au but.

L’aller

Un départ à 23 heures, dans la nuit nîmoise, un parking du Parnasse qui nous est exclusivement réservé. Nous, sudistes, partons à Paris. Nous nous en allons avec deux bus soit 85 personnes, déterminées à revenir avec un trophée, la Coupe de France. Les bus ne sont pas encore arrivés que l’ambiance est au rendez-vous, tout le monde rigole, échange, fait le match un jour avant.

23 heures Les bus sont là et nous voilà partis pour dix heures de trajet. Les gens normaux dorment durant un tel trajet, pas les supporters nîmois. En effet, 9 heures 30 de chants et de bonne humeur ont suivi. Il ne faut pas grand-chose pour animer 10 heures, des personnes qui ne veulent pas dormir et un porte-voix. A minuit, je pense dans un premier temps que cela va se calmer, mais non, tout le bus, petits et grands chantent et reprennent ensemble des chansons qui leur sont communes. Nous sommes qu’en avril et on sent déjà la féria arriver.

Tout le monde part confiant pour la finale, personne ne voit Nîmes perdre. A quoi bon ? On n’y va pas pour perdre après tout ! La Pena venue avec huit musiciens ajuste ses derniers réglages pendant le voyage afin que tout soit parfait pour le lendemain, jour de finale. Il faut montrer aux Parisiens ce que c’est un public de sudistes !

3H15 On chante toujours à l’aide de ce merveilleux mégaphone sans qui on aurait pu faire le déplacement. Un répertoire 100% sudiste est entonné. On passe ensuite aux classiques des années 80 avant de faire une pause ? Non il n’en est pas question, les supporters s’étaient préparés à faire deux nuits blanches, en ce qui concerne la première, c’est bien parti!

5 heures Nous sommes un peu après Dijon, vers Auxerre quand le chauffeur décide de faire ce qui sera notre avant-dernier arrêt. Certains ont eu le malheur de vouloir dormir… Le mégaphone, voyageur à part entière est venu leur rappeler qu’ils n’étaient pas dans le bus pour dormir. Sur l’aire d’autoroute, on prend du café pour éviter de s’assoupir et continuer de chanter. Comme toute personne normale, à 5 heures du matin les Nîmois cherchent une enceinte pour pouvoir mettre de la musique assez forte dans le bus. Ce sont ensuite les chauffeurs qui vont se prendre au jeu en augmentant le volume de la radio. A 5H30 la route vers Paris continue… en chantant. Scène qui parait tout à fait normale au vu de ce qu’il s’était passé avant. C’est à ce moment-là que je saisis le réel engouement des supporters. Il paraissait fort avant le départ, je l’avais perçu au Parnasse mais pas à ce point. Que ce soient les jeunes ou les vieux, tout le monde a participé à la bonne ambiance du bus. Les plus jeunes ont été épargnés d’un doux réveil au mégaphone, pour le plus grand bonheur de leurs parents. On entrevoit cependant une première pause festive aux alentours de 7 heures, où les batteries ont pu être rechargées pour certains qui en avaient besoin.

Aux alentours de 8 heures, il nous reste 95 kilomètres à parcourir. Le bus quitte la station essence en sautant, « Qui ne saute pas n’est pas Nîmois ! ». Certains n’ont pas pu fermer l’œil de la nuit mais cela ne les empêche pas d’être au rendez-vous pour enflammer le bus. L’envie de remporter cette finale de Coupe de France, qui fait souvent défaut au HBC Nîmes (4 finales jouées, 4 perdues), est toujours là. La réponse à l’appel avant de reprendre la route se fait par « on va gagner ! ». Plus on approche de Paris plus l’envie de découvrir les travées de Coubertin et de se les approprier se fait ressentir. Même si les deux bus représentent 85 supporters, 300 Nîmois y sont attendus. Les premiers 85 entonnent en arrivant sur le périph’ « Ici, ici, c’est les Nîmois ! ». Il est presque 9 heures, les plus gros dormeurs ont dû avoir au maximum 2 heures de repos mais la bonne ambiance et le sourire est toujours de rigueur chez ces supporters. Une journée de visite de la capitale les attend ensuite avant de se retrouver à Coubertin pour pousser les Lionnes à aller chercher cette Coupe de France qui leur manque.

Le Match

17 heures. Tout le monde est là, le maillot géant est prêt à être déployé on se dit « content » d’être dans la salle qui sert initialement au PSG. La Pena de la Vaunnage a pu accorder ses instruments pour faire chanter Paris sur des airs du Sud. Et on attend patiemment la venue des coéquipières de Marija Colic. Dans les tribunes, on sait d’ores et déjà que le match ne va pas être facile. Même si avant la rencontre on pouvait donner un léger avantage à Nîmes, en face ce n’était pas n’importe qui, c’était Metz !

L’échauffement est rythmé par la Pena et le cop gardois qui sont en parfaite harmonie. Les rouges font leur apparition sur le terrain, elles sont accueillies comme si elles étaient chez elles, par un maillot géant déployé dans les travées de Coubertin qui sont devenues une réplique du Parnasse l’espace d’un après-midi. Malgré la chaleur étouffante de la salle parisienne, les rouges en tribunes vont tout autant mouiller le maillot que les joueuses sur le terrain. Elles ont d’ailleurs du mal en première mi-temps, on voit un Nîmes que l’on n’a pas l’habitude de voir avec une Chebbah qui ne fait pas les bons choix en attaque comme elle en a l’habitude. C’est pourquoi quand les filles de Chagnard rentrent au vestiaire avec deux longueurs de retard on sent une certaine amertume dans la voix de certains supporters, « On manque d’agressivité et de conviction dans ce que l’on fait ».

La deuxième mi-temps promet d’être passionnante quand on connait le caractère des Gardoises qui n’ont pas coutume de se laisser marcher sur les pieds. Colic dans les buts le montre et fait lever la tribune un bon nombre de fois dans le second acte. Elle qui a de prime abord à l’air si douce et si angélique montre une rage et une détermination qui permet à ses coéquipières de revenir dans la course et commencer à espérer. A l’approche du money-time rien n’est fait les deux équipes sont au coude à coude et le public pousse toujours. Tout le monde debout pour les cinq dernières minutes. Vient la dernière action où Nîmes a la balle pour égaliser. On tente un kung-fu Ayglon / Chebbah qui n’aboutit pas à cause d’un accrochage de la demi-centre tunisienne lorsqu’elle est en l’air. Dans un premier temps la déception prend place dans les esprits des supporters, personne n’avait vu que l’arbitre de zone avait indiqué le point de pénalty… Et c’est ensuite une explosion que l’on ressent quand on s’aperçoit que la meilleure marqueuse de LFH va avoir l’occasion d’égaliser face à Glauser sur un jet de 7 mètres. Elle le convertit et on fête ça comme une victoire ! La marée rouge est debout et tape des mains au rythme de la Pena qui joue Carmen, on se croirait aux arènes de Nîmes sauf que l’on a du mal à identifier le taureau et le torero.

Viennent les pénaltys, moment crucial où tout bascule. Tout le monde avec les mains devant la bouche avant chaque tir. Un premier échec, celui de Camille Ayglon. C’est la stupeur dans le clan nîmois. L’échec de Zaadi leur redonne de l’espoir avant que Blandine Dancette échoue et que Gros vienne sceller leur sort sur un ultime tir. La tribune, qui n’avait cessé de se faire entendre reste muette suite à ce but. On perçoit beaucoup de déception, des supporters qui se prennent la tête. C’est alors que l’on se rend compte qu’il s’agissait de leur match « on a tous beaucoup pleuré » me déclara une des supportrices. Mais quand même fier de ses joueuses, le public gardois les acclame pour tenter de donner une once de sourire sur des visages fermés. On voit une réelle communion se faire entre ce public qui a traversé toute la France pour venir soutenir son équipe et ces joueuses qui ont fait un parcours remarquable tout au long de la saison, en jouant deux quarts de finale (face à Dijon) et en sortant Fleury, leader incontesté du championnat de LFH, en demi-finale. Coubertin était empli d’émotions après cette finale.

Le retour dans le bus sera beaucoup plus calme qu’à l’aller, même si la bonne humeur réside, personne n’a le cœur de chanter après un tel résultat. C’était la défaite d’une équipe avant tout, mais aussi celle de toute une escouade de supporters venus à près de 300 de l’autre bout de la France.

Le lendemain, une trentaine de courageux se sont levés (à 13 heures) pour accueillir leurs joueuses en héros. Un accueil couplé de celui de la presse (radio et télés locales) pour recueillir des réactions à J+1. Cela a été très apprécié de leur part.

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Le France du sport en Deuil.

L’année 2015 avait  pourtant mal commencé avec les attentats du 07-01-15, et la série noire continue avec cet accident d’hélicoptère. C’est avec un terrible effroi que ce matin en me réveillant j’apprends la mort de trois grands sportifs français. Trois grands sportifs avec des personnalités et des profils différents. Un choc pour la France et plus particulièrement la France du sport.

Florence Arthaud: Une femme libérée. 

florence arthaud

Florence pour un shooting photo sur dans son élément, sur l’eau.

Commençons par la plus vieille d’entre eux, Florence Arthaud, celle qu’on surnomme la fiancée de l’Atlantique. Une grande dame de la voile française. Une femme de caractère qui a su s’imposer dans un milieu très masculin. Une grande gueule avec des qualités physiques hors norme. Seule femme aujourd’hui à s’être imposée sur une des régates les plus prestigieuses, la route du Rhum avec Pierre 1er en 1990. Une femme de la mer, qui n’avait plus vraiment de secret pour elle. Il nous restera donc d’elle que les images de l’INA, n’étant pas né en 1990, il m’a été impossible de vivre son arrivée grandiose. On ne peut certes pas la décrire comme la sportive la plus gracieuse qu’il soit, non. Florence Arthaud était une femme entière qui n’hésitait pas à boire un coup quand elle en avait envie. Ça fait aussi parti de son personnage atypique, elle ne s’en cachait absolument pas, elle vivait sa vie, librement.

Alexis Vastine: L’éternel incompris du ring

Alexis Vastine

Alexis à Londres avait pris parti de ne pas quitter le ring après sa défaite.

Ensuite, Vastine. Ce maudit des jeux olympiques. Par deux fois il a subit les mauvaises décisions des juges le privant d’un titre olympique. Une gueule d’ange et un crochet puissant, Alexis était lui aussi un grand athlète. Privé du St Graal, il nous aura touchés à Pékin en premier puis à Londres en 2012. Nous l’avons vu avec la rage d’un vainqueur incompris dans la zone mixte, à l’extérieur du ring, en larmes après la décision injuste des juges qui avaient donné la victoire à son adversaire. Après deux échecs injustes, il a du se reconstruire, reprendre l’entrainement et ce n’a pas été une mince affaire pour l’athlète tricolore qui en a bavé. Mais Vastine c’est aussi des valeurs relatives à la boxe, valeurs qui lui permettent de se fixer un objectif, Rio 2016, qu’il ne pourra pas atteindre en raison de ce tragique accident survenu ce lundi 9 mars.

Camille Muffat: La Championne discrète.

Camille Muffat

Camille saluée à l’Elysée par François Hollande pour ses nombreuses victoires.

Enfin, Muffat. Ce petit bout de femme, discrète, à l’image de son compère niçois, Yannick Agnel avec qui elle a presque tout gagné. Les deux nageurs tricolores s’entraînaient ensemble, à Nice avec le même entraineur, Fabrice Pellerin .  Travailleuse inconditionnelle, elle était une nageuse d’un niveau rarement égalé. Camille Muffat c’est trois médailles olympiques, une de chaque couleur, un titre de championne du monde en petit bassin, quatre titres de championnes d’Europe en petit bassin mais aussi dix-sept titres de championne de France. Un palmarès bien garni si ce n’est pas le plus garni de la natation française. Elle s’était retirée des bassins en 2014, cette décision elle la qualifiait comme « la décision la plus adulte » qu’elle ait prise.

Il faut donc rendre hommage à ces trois grands sportifs qui nous ont fait vibrer dans des disciplines différentes. Dans ce terrible drame il ne faut pas oublier qu’ils n’étaient pas seuls, hommage aux cinq autres français décédés dans cette collision. On se souviendra de leur talent, indéniable, des larmes, des sourires, des médailles qu’ils nous ont apporté.

Un message qui ne passe pas

Cela fait maintenant quatre jours que le slogan « Je suis Charlie » est scandé dans toute la France et dans le monde entier. Le monde entier défile, agit, tweete au nom de la liberté d’expression mais il reste cependant un ennemi, le terrorisme.

Il est évident que le seul ennemi de la liberté d’expression, aujourd’hui prônée par la majorité d’entre nous, est le terrorisme. On l’oublie trop souvent. Il est le grand absent des slogans sur les affiches dans les manifestations. En revanche certains ne l’oublient pas et se trompent totalement sur les personnes responsables de ces terribles meurtres. Ce ne sont pas les musulmans, loin de là. Le Coran est loin de revendiquer ces attentats terroristes et la mort d’innocents.

Not--in-my-nameLe combat contre l’islamophobie, qui est aussi un combat républicain, ne doit pas être oublié. Aujourd’hui, dimanche 11 janvier, nous recensons des attaques islamophobes dans 13 villes en France. Les musulmans de France sont persécutés pour des crimes commis en leur nom par des personnes qui ne partagent absolument pas les mêmes valeurs religieuses et spirituelles qu’eux. Il est donc important que les rassemblements qui sont organisés dans toute la France n’oublient pas ce message et ce combat qui doit être mené par chacun d’entre nous. Il est aujourd’hui inacceptable que l’on trouve scandé des « Retournez dans votre pays » sur tous les réseaux sociaux. Le réel message à faire passer et certes, battons-nous pour la liberté d’expression, battons-nous contre le terrorisme et battons-nous contre l’islamophobie en France qui ne cesse de grandir.

Douze morts, soixante-six millions de blessés.

Le 7 janvieB6wNAFAIIAAs8JTr 2015, la France la plume en berne. C’est une importante atteinte à la République qui a eu lieu aujourd’hui. Douze personnes tuées, tuées pour être libres et faire prévaloir cette liberté au travers de nos médias et plus particulièrement au travers d’un média satirique, qui n’a jamais reculé devant la dénonciation, média qui a toujours été libre de ses écrits ou dessins.

Que l’on n’aime ou pas Charlie Hebdo, l’importance n’est pas là. Aujourd’hui on a porté atteinte à ce que l’on a de plus beau en France, notre République et notre liberté. La France est un pays libre depuis que des milliers de personnes se sont battues, sont mortes pour avoir. Cet affreux crime commis dans les locaux de Charlie Hebdo est un retour à la société qui menait à la potence quand on disait tout haut ce que tout le monde pense tout bas. C’est horrifiant de savoir que le fait de dire, librement et légalement, ce que l’on pense peut nous conduire à la mort.

Grâce à leur plume, les journalistes aujourd’hui décédés, rendait au peuple librement l’information nécessaire à la République. Encore une fois, que l’on soit d’accord ou non avec la ligne éditorialiste de ce journal, Charlie Hebdo est un des journaux représentant la liberté d’expression à son essence même. C’est un journal qui revendiquait la liberté de presse acquise le 29 juillet 1881. Un droit que la République, que les citoyens et que tous les journalistes doivent revendiquer haut et fort! Sans cela, nous nous cantonnons à être une société de moutons guidés dans leurs moindre actes. C’est pour cela qu’aujourd’hui il est important que toute la Nation soit derrière Charlie Hebdo, derrière le monde du journalisme et derrière la République pour mettre fin à ses idées réactionnaires qui empêchent le plus beau des droits de vivre, le droit de penser librement.

Unissons nous face à tant de violence inutile et rendons hommage aux 12 victimes ainsi qu’à leur famille dans le deuil. Ces personnes sont aujourd’hui mortes pour la France,  mortes pour la Liberté. La liberté de penser ne pourra jamais mourir, quoi que l’on fasse  qui que l’on tue.

Hommage à ces douze personnes:

Bernard Maris

Charb

Cabu

Elsa Cayat

Franck Brinsolaro

Frédéric Boisseau

Hamed Merrabet

Honoré

Michel Renaud

Moustapha Ourad

Tignous

Wolinski

Laïcité et droit de manger

Ça y est ! Le Front National « modéré » commence. Les conseils municipaux de passassion de pouvoirs ne sont pas tous encore effectués mais la « Grande chef » du Front donne les ordres. David Rachline nous avait dit après son élection être « le maire de tous les fréjusiens » n’est-ce pas ? Il nous avait aussi dit que ce serait lui en sa personne propre qui prendrait les décisions dans notre ville ? Mais même pas encore dans son bureau Marine Le Pen prend les commandes des villes FN en imposant ses mesures de son siège parisien, au nom de la laïcité.

La laïcité parlons-en. Valeur sur laquelle se fonde la République française afin que l’Etat ne soit pas dépendant de telle ou telle religion. Marine Le Pen a du mal prendre connaissance de cette valeur. En effet, la laïcité est en premier lieu une valeur de tolérance. C’est-à-dire que chacun est libre de ses pratiques religieuses dans les espaces dits « non-publiques ». C’est-à-dire que l’on tolère le culte de chacun. Il en est tout autre dans les institutions publics tels que les écoles et les cantines scolaires. Cantines scolaires qui sous le Front National ne devront plus servir de repas différent aux élèves ne mangeant pas de porc. Et on nous parle de tolérance ? Pourquoi une référence directe aux religions juives et musulmanes ? Pour respecter « l’Egalité » autre valeur de la République -au cas où il faudrait le rappeler à certain(e)s- il faudrait arrêter de faire servir du poisson tous les vendredis dans ce mêmes cantines. Mais là étrangement on ne nous en parle pas… Tous les élèves, quelle que soit leur religion, devraient pouvoir manger à la cantine. Servir des plats sans porc ne porte pas atteinte à la laïcité comme elle l’entend mais seulement à l’Egalité –trop souvent oubliée… Avis à ceux qui nous disent que le Front National est un nouveau parti avec de nouvelles idées soi-disant « modérées »… Assumez votre choix désormais… Mais c’est un grand pas en arrière que la France est en train de faire en laissant du pouvoir à ces personnes…

Lève toi peuple de Fréjus!

20140330-234915.jpg Non je n’ai pas honte d’être Fréjusien. Personne ne devrait avoir honte de l’être. Etre fier d’être fréjusien ce n’est pas forcément cautionner son maire mais c’est défendre sa ville. Défendre sa ville pendant les six années à venir. Nous avons six ans pour que le pouvoir de cette ville change de mains et ce serait une grosse erreur que de le laisser aux mains de David Rachline un mandat de plus. David Rachline qui se veut un défenseur de la France. France qui de par son histoire est reconnue pour être multiculturelle, c’est d’ailleurs ce qui fait sa beauté et sa force. Le Front National est un parti aux antipodes de la République et vous vous en apercevrez rapidement. Un parti qui a pour but de faire reculer les avancées républicaines que nous avons connues jusqu’à présent. C’est donc pourquoi il va falloir se mobiliser pendant six ans pour faire barrage à ce maire et ses futurs élus ou conseillers tous plus incompétents les uns que les autres.  Nous allons avoir à faire à des personnes qui n’ont aucune connaissance quant à la gestion de la ville. Il va falloir faire en sorte que les valeurs démocratiques et Républicaines ne quittent pas notre littoral.

Après avoir été nombreux à poster des statuts facebook, tweets ou autre sur votre désarroi suite résultat de cette élection, il va falloir être nombreux à convaincre les Fréjusiens et nombreux devant les urnes dans 6ans. Il est inconcevable que Fréjus reste aux mains du Front National plus de 6 ans ! Levez-vous donc et faites parler notre belle démocratie pour que Fréjus retrouve ses valeurs et sa dignité après ce piteux résultat que nous venons d’observer.

La haine a tué!

Le jeune étudiant engagé dans la lutte antifasciste

Le jeune étudiant engagé dans la lutte antifasciste

Scandalisé, horrifié, terrorisé face à cet affreux spectacle que nous offrent ces malheureux militants d’extrême droite qui font preuve d’une immense faiblesse en agressant ce jeune homme à l’avenir bien rempli. Cet acte « barbare » comme le qualifie Manuel Valls est le résultat de la haine transmise par les « anti’ mariage pour tous qui vouent une lutte acharnée et démesurée contre la loi Taubira. Je suis entièrement convaincu que les auteurs de cet acte sont issus de parents hétérosexuels et pourtant… leur éducation n’est pas exempte de tout reproche. Sachez qu’en France, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, on ne peut pas se permettre d’agresser un individu parce que ses opinions politiques divergent de la notre. Cet acte d’extrême violence a été réalisé dans une extrême lâcheté puisque les agresseurs se sont enfuis aussitôt que l’étudiant de Sciences Po Paris était au sol, ensanglanté. Beaucoup trop d’agressions homophobes ont eu lieu ces derniers temps et cette dernière fût la plus violente de toutes, à l’issue la plus terrible. Je voudrai rendre hommage à cet étudiant assassiné dans un pays fondé sur la Liberté, l’Egalité et la Fraternité. Dans un état de mort cérébrale actuellement, croyons au miracle en cette période où le débordement se démocratise. Aujourd’hui, la démocratie de Rousseau est en danger à cause de personnes comme celles qui viennent d’accomplir cet acte inqualifiable. La liberté d’expression est un droit à ne pas négliger, il est tant recherché dans certains pays qu’on ne peut en faire abstraction comme l’ont fait ces skinheads. Souhaitons que ces hommes haineux soient arrêtés au plus vite. Courage aux proches de Clément Méric, victime de la bêtise humaine.